(Il se ferme) Ça va. Le Real, c'est le Real, je n'ai pas trop envie d'en parler. L'équipe de France, c'est un autre contexte. Quand j'arrive ici, je coupe complètement.
Comment concevez-vous votre rôle en équipe de France ?
Ce sont les mêmes consignes : défendre, récupérer, alimenter les attaquants, ne pas se disperser. Je dois faire mon travail. Si je peux apporter davantage tant mieux, mais ce n'est pas l'objectif.
Où en est votre association avec Toulalan, maintenant que vous avez une saison de vie commune ?
On progressé et on s'entend de mieux en mieux, même si on n'a pas joué quinze matches ensemble non plus. On essaie de faire la même chose qu'en club.
Pourtant, vous n'êtes pas organisés de la même façon à Lyon, au Real ou chez les Bleus.
Vous savez, ça dépend des matches. On doit pouvoir s'adapter à différentes situations. A deux ou à trois (NDLR : récupérateurs), le travail reste le même.
Vous trouvez-vous complémentaires ?
Avec ''Jéré'', on a des qualités similaires, mais on peut se relayer sur les tâches offensives.
«Les joueurs qui composent l'équipe de France ne sont pas des tocards.»
Quand vous dîtes que l'équipe de France, c'est autre chose, vous voulez dire que c'est plus dur ?
C'est le niveau au-dessus. En club, je suis avec mes partenaires tous les jours. Quand on arrive en sélection, il faut se reconcentrer sur autre chose, ce sont d'autres schémas tactiques. Tout ça rentre en ligne de compte. C'est différent.
Et c'est plus dur ?
Oui.
Mais c'est difficile de faire comprendre aux gens que jouer la Lituanie, par exemple, c'est plus dur qu'un match de Liga.
Si les gens ne veulent pas comprendre, qu'est-ce que je peux vous dire ? Pour comprendre, il faut essayer de jouer au foot. Moi, je peux vous dire que ça n'a rien à voir. La Lituanie ? Il faut le vivre pour savoir ça. En sélection, on a peu de temps pour mettre des choses en place. Mais on est préparés.
L'équipe de France est-elle une bonne équipe ?
Oui. Quand on regarde les joueurs qui la composent, ce ne sont pas des tocards. Mais il y a des réglages à faire, comme toutes les sélections.
«Une sélection peut passer par des moments où c'est plus difficile. L'Angleterre n'était même pas au dernier Euro»
Vous allez retrouver le Stade de France, comment expliquez-vous que les relations avec le public soient si compliquées ?
Les performances font beaucoup, il ne faut pas se le cacher. Les résultats n'ont pas toujours été là, il faut comprendre les gens.
Et le jeu produit ?
Tant qu'on marque un but de plus que l'adversaire, je suis content. Si vous regardez bien, les Féroé n'ont jamais perdu par plus de deux buts d'écart (NDLR dans le groupe 7 des qualifications). On gagne 1-0 et on prend les trois points.
Cette équipe a-telle un style ? L'Espagne en a un, l'Angleterre de Capello en a un...
On progresse. L'Angleterre n'était même pas au dernier Euro. Une sélection peut passer par des moments où c'est plus difficile. Ici, on évolue, on se connaît de mieux en mieux.
L'équipe de France ira-t-elle à la Coupe du monde ?
Je l'espère et je le souhaite, je ne suis pas devin. On va tout mettre en oeuvre pour que l'équipe de France se qualifie.